Emballage Eco-responsable

LE PLASTIQUE, DEVENU SYMBOLE DE LA SOCIÉTÉ DU JETABLE

L’arrivée du plastique dans les années 1960 a été une révolution. Il s’est progressivement imposé comme une matière incontournable pour répondre à toutes les fonctions de l’emballage : protéger le produit pendant le transport, préserver la qualité du contenu, garantir la sécurité sanitaire, offrir une variété de formats pour s’adapter aux différents usages, faciliter la traçabilité et la mise à disposition d’informations au consommateur. Il accompagne désormais notre consommation quotidienne, à domicile ou en usage nomade, en achat en magasin ou en livraison à domicile. Symboles d’une société du jetable, les emballages plastiques sont aujourd’hui, comme la plupart des emballages ménagers, majoritairement à usage unique.

L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DU PLASTIQUE NÉCESSITE DE CHANGER LE MODÈLE D’EMBALLAGE Les plastiques sont à l’origine de différents impacts environnementaux. 310 millions de tonnes de déchets plastiques ont été générés dans le monde en 2016, dont un tiers a fini dans la nature1 . Les sols, l’eau douce et les océans sont contaminés par des macro, micro et nano-plastiques, qui impactent la faune et les écosystèmes naturels. En France, 80 000 tonnes de déchets plastiques2 , emballages ou non, fuitent dans la nature chaque année, dont plus de 10 000 tonnes dans la Méditerranée3 . Les emballages ménagers en plastique, qui représentent 26 % 4 de l’ensemble des déchets plastiques, contribuent à cette pollution. Par ailleurs au rythme actuel, on estime qu’en 2050 la production et l’incinération de plastique au niveau mondial, emballage ou non, pourraient émettre 2,8 milliards de tonnes de CO2e5 par an6 , soit l’équivalent des émissions de 615 centrales à charbon7 . 

La majorité des emballages plastiques n’est, à ce jour, pas recyclée. Sur le 1,2 million de tonnes de déchets ménagers d’emballages plastiques produit chaque année en France, seulement 26,5 % sont recyclés : 58 % des bouteilles et flacons et 4 % des autres emballages plastiques des produits de grande consommation. Ce faible taux de recyclage a justifié la récente extension des consignes de tri à tous les emballages plastiques, pour en accroître la collecte. Cependant, le plastique n’est pas recyclable indéfiniment. La matière perd en qualité au fil des opérations de recyclage, empêchant souvent de la recycler pour le même usage, a fortiori pour les emballages qui doivent respecter les normes de contact alimentaire. Ainsi, le recyclage ne suffit ni à découpler la production d’emballages plastiques de la consommation de ressources pétrolières, ni à stopper la production de déchets. La volonté de changer de modèle d’emballage s’affirme de plus en plus chez les consommateurs. En 2019, 85 % des Français9 se déclaraient favorables à l’interdiction des produits et emballages plastiques à usage unique et 88 % souhaitaient la mise en place d’un système de consigne permettant le réemploi des bouteilles et emballages10. Près de la moitié des foyers français indiquaient avoir déjà acheté en vrac (hors fruits et légumes frais)11. Les récentes évolutions réglementaires aux niveaux européen et français actent également ce changement de modèle à venir. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, promulguée en février 2020, prévoit de réduire la quantité d’emballages plastiques mis sur le marché (-50 % de bouteilles plastiques à usage unique d’ici 2030, interdiction des emballages de fruits et légumes frais à partir de janvier 202212), fait la promotion du vrac et du réemploi et vise la fin de tous les emballages en plastique à usage unique d’ici 2040.

Extrait de l’article de wwf du 24/09/2020

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